Aujourd’hui un article non pas sur un mais deux jeux que j’ai acquis dernièrement. Le premier est Dice Town des éditions Matagot et le second Noé aux éditions Bombyx. Le point commun entre les deux reste les auteurs : Bruno Cathala et Ludovic Maublanc.

Dice town c’est le petit jeu apéro ou de fin de soirée qui s’explique en 5 min et reste jouissif. Le principe est simple, chaque joueur démarre avec 8 $, 5 dés avec des faces représentant des cartes de 9 à l’As et un gobelet pour mélanger tout ça. Les joueurs remuent simultanément leurs dés via le gobelet, et gardent secrètement au minimum un dé parmi ceux obtenus pour ensuite le dévoiler, toujours simultanément. S’il veulent en garder plus cela leur coûtera 1$ par dé supplémentaire. On reprend les dés restants et on continue jusqu’à que tous les dés soient joués. Chaque joueur obtient donc une combinaison et c’est parti pour la distribution de récompenses :
-Le joueur dont la combinaison à le plus de « 9 » gagne 1 pépite d’or par « 9 »
-Le joueur dont la combinaison à le plus de « 10 » gagne le contenu de la banque (banque remplie via le tour précédent en payant les dés)
-Le joueur dont la combinaison à le plus de « valet » pioche autant de carte drugstore que de « valet » dans sa combinaison mais n’en garde qu’une seule.
-Le joueur dont la combinaison à le plus de « dame » pioche autant de carte chez un adversaire que de « dame » dans sa combinaison mais n’en garde qu’une seule.
-Le joueur dont la combinaison à le plus de « Roi » devient Shérif et pourra départager les égalité (même celles le concernant :D)
–Le joueur qui à la plus grosse combinaison prend la première carte « propriété  » plus 1 carte par « As » présents dans sa combinaison dans la limite de 3 cartes maximum (celles dévoilées).
-Dernier stade le doc Badluck qui donne un bonus à ceux qui n’auraient rien obtenus avant suivant les dés présents devant eux. Avec un 9/10 on peut « protéger » deux cartes, un valet/dame on pioche une carte drugdtore, un roi on pique 2$ à chaque joueur, un As une pépite à chaque joueur.

Le jeu s’arrête quand il n’y a plus de pépite d’or ou de cartes propriétés. De là on compte les points, on additionne les scores des cartes propriétés + 1 point par pépite + 1 point par tranche de 2$ + les points des cartes drugstore + 5 points pour le joueur qui fini shérif. Celui qui a le plus gros score gagne la partie.

Et voilà !! Rien de plus simple, mais en fait non ! Oui parce que pour gagner va falloir être un minimum malin, on voit souvent les joueurs tenter de faire un max de « 10 » quand la banque est pleine à craquer ou une grosse combinaison avec plein d’as quand les cartes propriétés sont assez élevées délaissant les autres choix, seulement ils se battent ensemble pour finir par ne rien avoir et justement le joueur malin va tenter d’être majoritaire ailleurs et des fois avec un seul dé ça suffit ! Car le fait de voir les dés mis de cotés au fur et à mesure va tout simplement permettre aux autres de joueurs de voir où vous allez, le truc est donc d’aller là où les autres ne sont pas pour être sur de rafler la mise (bon des fois quand il y a un gros score sur les propriétés faut se battre :P). Le jeu ne se limite pas à secouer ses dés chacun dans son coin mais bien de regarder ce que font les autres et de choisir par conséquent la bonne combinaison, voir des fois de tenter de ne rien avoir pour passer chez Badluck. Les cartes drugstore ne sont pas à négliger car dedans il y a des options très intéressantes comme ne pas payer ses dés supplémentaires ou changer la face d’un dé ou annuler une action contre lui, sans parler du canasson qui rapporte 8 points à la fin de la partie (lui va falloir le protéger !!). Et le doc Badluck reste pratique, de premier abord on croit que c’est juste une consolante mais que nenni, surtout la première option qui est de protéger ses cartes et donc ses points.

Il existe une extension à ce jeu qui rajoute des cartes, un sixième joueur et surtout le dé indien qui permet de rajouter un bonus en échange d’un titre de propriété rendu aux indiens. Dé qui au début était uniquement donné en goodies et vite disparu, résultat l’extension l’inclus maintenant. On trouvera plein d’autres cartes qui rajoutent des effets et surtout un système à deux joueur très malin où chaque majorité permet maintenant de faire un choix parmis deux actions, le deuxième joueur prenant la seconde.

Donc si comme moi vous avez des amis qui aiment jouer mais sans plus ce jeu sera parfait!!

Le second jeu est Noé de chez Bombyx, là encore du duo Cathala / Maublanc, toujours dans le même style, s’explique très vite et rapide à jouer celui-ci reste pour moi un coup de coeur car jouable à « deux niveaux » oserais-je dire.

La règle encore une fois est rapide, chaque joueur à 8 cartes en main et doit en poser une à chaque tour mais sous condition. Déjà on pose la carte obligatoirement sur le bateau où Noé est présent. Ensuite les cartes sont en bleus pour les mâles et rose pour les femelles avec un poids d’indiquer dessus, le but étant de ne pas dépasser 21 par bateau. Et enfin si la première carte n’a pas d’importance, la seconde va définir la suite de carte à poser car si on pose que des cartes de la même couleur (mâle ou femelle), il ne faudra ensuite poser que des cartes de cette couleur soit on alterne et à partir de là il faudra suivre cette alternance. Si un joueur n’arrive pas à poser une carte il récupère toute la colonne et rejoue ensuite. Si on arrive à 21 pile sur uen colonne le bateau part et on se défausse d’un certain nombre de carte chez ses ex-amis (si c’est le premier bateau d’une seule carte, le second de deux cartes, etc ), le premier à s’être débarrassé de toutes ses cartes arrête la manche et on compte le nombre de « goutte » que l’on a sur les cartes. Le jeu se joue en 3 manches, celui qui à le score le plus faible gagne la partie.

Là encore il y a des cartes spéciales comme le pivert qui réduit le poids à 13 au lieu de 21, le mulet qui fait rejouer sur la même colonne, la girafe qui permet de regarder le jeu d’un adversaire, le lion qui fait permet d’échanger une carte avec un autre, le fait que si on pose le même animal à la suite on rejoue.

J’ai indiqué que ce jeu se joue à deux niveau, oui car les parties avec ses enfants ne seront pas les mêmes qu’avec les adultes. Avec ces derniers on se permettra des coups de p.. comme garder ses pandas qui ont le plus de goutte pour les refiler quand un bateau part et qui met fin à la manche (subit), on se souviendra bien des cartes de l’adversaire qui joue après pour le mettre sur une bonne file afin qu’il récupère tout le paquet. alors qu’avec les enfants on sera moins vicieux et surtout c’est un très bon exercice de calcul mental pour aller jusqu’à 21 quand ils posent leur carte.

En plus la boite métal reste petite et parfaite pour le transport, typiquement le genre de jeu de voyage pour animer vos soirées de vacances !

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