Depuis 3 ans je m’extirpe du trou du cul de ma Bretagne profonde et traverse le Pays tout entier pour me rendre au Double Mixte, à Lyon-Villeurbanne, afin de profiter de la plus grosse… (ça fait toujours des jalouses) et la plus longue… (oui aussi) convention multi-jeux de France : La CONVENTION OCTOGONES. Et cerise sur une très bonne tarte aux pralines (spécialité lyonnaise aussi rose et gourmande que sucrée), cette édition 2019 fêtait ses 10 ans. Je crois ne pas me tromper en disant que chaque joueur a su profiter d’une belle part de programmation ludique, imaginée et confectionnée par plusieurs centaines de bénévoles, aussi joueurs qu’accueillant. Je vous raconte.

À peu de chose près, c’est le même rituel qui se déroule lorsque je pars à Lyon. Au départ de Redon (Bretagne Sud), en passant par Rennes, le TGV s’arrête à la gare Part Dieu (ou Perrache, ça dépend) après 5 heures de voyage. Une fois sur place j’y ai mes petites habitudes et, globalement, ce premier week end d’octobre est, depuis 3 ans, devenu l’occasion de revoir les vieux copains lyonnais mais aussi les copains qui, auparavant étaient des « amis » virtuels, profitent eux aussi de retrouver leur potes; Tout ça sous la grande bannière ludique de la CONVENTION OCTOGONES. Mais ne nous y méprenons pas. Il serait quand même dommage de ne pas profiter des espaces de jeux et, au possible, de la Convention dans son ensemble. Surtout que pour cette édition 2019, les organisateurs et les bénévoles ont mis les bouchées doubles, pour ne pas dire mis le grand plat dans un second plat encore plus grand.

– Un Périple Ludique –

Cette année j’ai préféré partir le vendredi matin, et non le jeudi matin comme à l’accoutumé. Car d’expérience c’est toujours calme le vendredi après midi sur la Convention. Les portes ouvrent dès 14h00 et, de souvenirs des années passées, des bénévoles s’affèrent à boucler les derniers aménagement tandis qu’un petit nombre d’éditeurs – probablement retardataires – commencent à installer leur espace. Mais ce ne sont là que des petits détails, car la Convention dans son organisation et sa programmation est toujours belle et bien prête à accueillir les joueurs à l’heure. Le monde afflue tout au long de la journée et il suffira de lever le nez un instant pour se rendre compte que les espaces sont déjà plein de monde, et d’autant plus cette année.

Arrivé en gare donc, j’avais l’après midi devant moi. L’impératif était de rejoindre des copains en fin de journée afin que l’on soit sur la Convention à 19h00 pour notre partie de JDR. Et comme d’habitude, je commençais ce périple en faisant un premier détour, une anicroche à ma programmation ludique, chez Momie BD & Comics. Sorti de là avec le dernier exemplaire un peu poussiéreux de MAUS de Art SPIEGELMAN (incontournable) je m’orientais, à quelques pas de là, en direction de la fameuse boutique JEUX DESCARTES Lyon – l’une des toutes premières boutiques de jeux en France – pour y retrouver Thierry (le boss) et Céline (l’employée) deux copains de bientôt 1 décennie… déjà. Imaginez bien qu’on a papoté, papoté… papoté. Pour la petite anecdote, j’ai eu à plusieurs reprises une chambre d’hôtel juste en face de la boutique DESCARTES (acheter des jeux ?! moi ?!… ppffff… à tour de bras…), donc vous comprenez bien qu’en se retrouvant 1 fois par an, on a des tas de choses à nous dire.

On a tellement bien papoté qu’on a juste eu le temps de faire la mise en place et 1 tour de table du dernier jeu de Bruno CATHALA et Evan SINGH; Le tout fraîchement sorti (octobre) ISHTAR, jeu dans lequel vous devez tenter d’être le meilleur jardinier de Babylone. Le matériel est beau, la boîte est pleine, la mise en place est très simple et un tour de jeu rapide à 3 joueurs 🙂  C’est un vrai jeu à la CATHALA avec du placement, du choix multiple à exploiter, de quoi comboter, de la connexité, de l’opportunisme, des contraintes, de l’interaction entre joueurs,… et divers façons de gagner la partie. ISHTAR est, selon moi, dans la même veine que FIVE TRIBES (l’un des rares jeux B.CATHALA que j’apprécie beaucoup. J’aime aussi RAPTOR, MR JACK et NOVUS MUNDUS) et si l’occasion se présente, je ne manquerai pas d’en faire une partie complète.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ISHTAR je vous invite à lire le billet sur le siteweb de l’auteur : http://www.brunocathala.com/ishtar/

Bref. Et comme chaque année, je ne repars pas de la boutique DESCARTES les mains vides. Je profite donc de ce court instant des au revoirs pour passer à la caisse, avec sous le bras RES ARCANA et la toute fraîche première extension d’APOCALYSPSE AU ZOO DE CARSON CITY : LES EXTENSIONS DE LINDA.APOCALYSPSE AU ZOO DE CARSON CITY est un excellent petit jeu d’Alexandre DROIT et Florent TOSCANO. C’est en fait un spin-off dont l’univers est tout droit sorti de l’excellente BD (6 tomes) de Guillaume GRIFFON.

Pourquoi cette extension ?! D’une part parce que c’est un très bon petit jeu et que l’extension offre, entre autre, un mode solo. Et d’autre part, les auteurs sont des copains et en plus c’est édité chez JEUX OPLA, une p’tite maison d’éditions lyonnaise à qui j’aime bien donner mes €urobrouzoufs, parce que tout est fabriqué en France. Pour en savoir plus, je vous laisse en autonomie 🙂 en cliquant sur le lien ci-contre : https://www.jeux-opla.fr/produit/apocalypse-au-zoo-de-carson-city/

Pour RES ARCANA, ce jeu m’avait bien tapé dans l’oeil à sa sortie, et fut en rupture de stock quasiment aussitôt. Sans véritablement l’avoir eu entre les mains, j’avais entrevu un jeu qui se démarquait bien de la masse des sorties. D’autant plus que les illustrations sont vraiment vraiment très très belles.

Et puis, lors des JOURNEES FIGURINES ET JEUX 2019 à Sartrouvilles (je reviendrai un peu plus bas dans l’article au sujet des JFJ), v’la ti pa que le Bandit – un grand copain so cute – se pointe nonchalamment avec l’objet rare sous le bras en me disant : « je l’ai acheté d’occasion » (genre… le jeu est neuf !). J’en ai donc profité pour découvrir de mes mains tout ce beau matos et lire quelques lignes des règles. Mon Bandit m’en parle un peu et ni une ni deux j’avais là un jeu qui me plaisait bien, avec  en plus un bon potentiel. Mon expérience ludique de deck building se limitant – en gros – à ASCENSION, STAR REAMLS et HERO REALMS (et peut être que pour 2020 je vais m’essayer à MAGIC : THE GATHERING ARENA) sans tortiller, RES ARCANA devait donc rejoindre la ludothèque.

J’ai patienté… patienté… et patienté encore un peu jusqu’au jour où JEUX DESCARTES Lyon publie sur Facebook une photo annonçant le retour en boutique de ce jeu. Ni une ni deux, je demandais de m’en mettre un de coté (s’il vous plait !) et que je récupérerai ce précieux lors de mon passage pour OCTOGONES. Au moment où j’écris ces lignes, je n’y ai pas encore joué, mais c’est sur ma liste hivernale (j’ai des figurines Bolt Action à finir de peindre avant). Pour plus d’infos, je vous invite à cliquer ici : https://www.trictrac.net/jeu-de-societe/res-arcana/medias

– Des copains, des rencontres et du JDR pour bien démarrer –

Je quitte donc (avec cette envie d’y rester encore un peu) cette institution ludique qu’est JEUX DESCARTES Lyon pour retrouver de très très bons copains; Mes hébergeurs… mon hôtel chaleureux et particulier. En arrivant chez eux, bien évidement je suis à la bourre (hop hop hop ! on se calme les trolls au fond là !). Il faut donc se presser pour se rendre sur la Convention car la partie commence à 20h00, et c’est pas la porte à coté.

Malgré ce retard, on n’hésite pas à passer dans la petite épicerie locale bio nanana pour acheter du bon saucisson local, du chorizo local et autres bières… locales. Et zhou !! Nous voilà partie pour de bon. Arrivé sur place, le passage obligé à l’accueil se fait sans trop attendre – j’en profite pour acheter le badge de cette édition – et après avoir récupéré notre pass week end, on fonce droit à l’étage sur l’espace JDR et plus précisément la table de LA CALE.

Alors, LA CALE c’est quoi ?! Et bien c’est avant tout des rôlistes lyonnais qui se retrouvent régulièrement pour jouer en Campagne ou en One Shot sur divers jeux, tels que PAVILLON NOIR, WARHAMMER, NIGREDO, STAR WARS ou encore VERMINE 2047, entre autre. Puis, très vite, l’idée est venue de partager les parties en direct ou en différé via divers médias. Aujourd’hui, LA CALE rassemble une belle petite communauté de plusieurs joueuses et joueurs de partout en France, et si vous souhaitez les suivre, leur mettre un like… abonnez-vous, ça leur fera toujours bien plaisir. Vous pouvez retrouver LA CALE sur :

  • et si vous êtes du genre actif, il y a même un Discord (mais là, je ne sais pas comment vous partager le lien)

LA CALE s’est installée avec table, chaises, micros, casques, ordinateur, caméras, une bonne connexion internet, …. et une très belle programmation. Le but de LA CALE sur ce week end exceptionnel est de retransmettre toutes les parties en direct pour la communauté de joueurs. Unique table du genre de toute la CONVENTION OCTOGONES, c’est aussi l’occasion pour LA CALE d’accueillir des joueurs en chair et en os, venu de toute la France et même d’Espagne. Puis en plus, on a vraiment l’impression d’être dans un studio radio.

Il est 20h00, et après un passage à la taverne pour faire le plein, nous nous installons autour de la table pour jouer à VERMINE 2047. Je ne vais pas rentrer dans les détails car ce serait trop long à vous expliquer, mais en gros à ce moment là je suis ravis et heureux pour plusieurs raisons :

  1. Retrouver les copains que je n’avais pas vu depuis 1 an
  2. Rencontrer certains joueurs de LA CALE
  3. Rencontrer des joueurs de la communauté de LA CALE dont un breton (qui lui aussi a fait le trajet pour l’occasion !)
  4. Jouer à VERMINE 2047, car j’ai soutenu l’édition de cet excellent jeu, qui est pour moi LE JDR 2019/2020. Allez donc faire un tour sur la page Facebook dédiée : https://www.facebook.com/Vermine2047/

Si vous avez un peu de temps libre, je vous invite à regarder la vidéo de notre belle partie, dont le scénario se déroule non loin de Saint Nazaire (44). L’intro’ vaut le détour.

 

VERMINE 2047, de Julien BLONDEL, nous plonge 10 ans après VERMINE (première édition chez 7ème Cercle en 2004) sur la même planète – notre planète – dévastée par la vermine humaine. La Nature, plus forte, a bien évidement repris sa place et les quelques survivants de l’espèce humaine doivent eux aussi évoluer en s’adaptant à ce nouvel environnement hostile. Ceci implique donc une meilleur connaissance du vivant (faune et flore), du sauvage.

C’est sur ce point précis que VERMINE est intéressant à jouer. Le jeu intègre une dimension spirituelle par le mysticisme et le chamanisme, fortement lié à notre Terre Mère, Gaïa. Cet Amour envers notre Mère Nature à tous s’organise en 8 Totems pour lesquels chaque joueur en représentera un selon le profil de son personnage, à savoir : le prédateur, la charognard, le parasite, le symbiote, le bâtisseur, la horde, le solitaire et la ruche. Et dans son ensemble, VERMINE 2047 est aussi simple que top à jouer.

Aux dernières nouvelles, VERMINE 2047 sortira au premier trimestre 2020 et ses suppléments devraient voir le jour au fil du temps. De plus, un système générique du nom de TOTEM est en projet, mais ne sortira pas pour tout de suite.

– Y’a pas que le JDR dans la vie, y’a la figurine aussi –

Après s’être couché tard suite à une excellente partie de VERMINE 2047, j’enchaîne sur la journée du samedi avec un autre rendez-vous annuel à ne pas louper, celui d’une partie de ROGUE STARS avec Pea DARKVERNON.

J’ai passé la matinée à glander, afin de reprendre du poil de la bête, car la journée s’annonce longue et ludique. Je dois retrouver Pea vers 14h00 sur la Convention, et ce même matin j’apprends qu’une place se libère sur le JDR WURM – à minuit – sur l’espace de LA CALE. Je n’hésite pas une seconde pour m’y mettre.

Arrivé sur la Convention, je m’aperçois au premier coup d’oeil que c’est blindé de monde… et ce sur les deux étages (je crois même que si il y avait eu un troisième étage celui-ci aurait été aussi blindé) et ça joue dans tous les sens. Je passe d’espaces de jeux en espaces de jeux, ma tête ne fait que des allés/retours – de gauche à droite et de droite à gauche – pour au final comprendre que je souhaite jouer à pas mal de jeux. A l’étage, proche de l’espace des jeux de figurines, je vadrouille et je slalome d’allées en allées… des jeux partout… des joueurs partout… des jeux partout… C’est à ce moment là que je me suis dit qu’il y a beaucoup – mais beaucoup – plus de monde que l’année dernière.

Un coup sur l’espace figurine, je ne sais plus trop comment se sont goupillées les retrouvailles avec Pea mais il n’a pas fallu longtemps pour qu’on se retrouve. Je précise aussi que l’espace des jeux de figurines a lui aussi doublé de surface par rapport à la précédente édition, et ce sans compter la grosse zone du rez de chaussé dédiée aux tournois STAR WARS.

Y’a tellement de jeux de figurines que je n’ai pas tout retenu. Mais entre les tournois, les démos et les tables en jeu libre, on retrouve INFINITY, NECROMUNDA, WARHAMMER 40K, MALIFAUX, ARISTEIA, BLOOD BOWL, BRISKARS et KHARN AGES, RELICBLADE, ALKEMY,… j’en oubli surement encore (quoiqu’il n’y avait aucune table de SAGA, c’est quand même bien dommage), mais y’avait aussi ROGUE STARS – la rencontre au sommet – avec mon cher Pea… l’oeil hagard :).

Nous nous sommes donc installé sur une table en jeu libre, et comme l’organisation de la Convention passe avant tout par une très grande implication, une dévotion totale est complète (même Taze est nu sous son kilt, pour l’occasion :), c’est dire !) on nous propose même une table de jeu 3D aux formats parfaits pour notre petite partie de ROGUE STARS. Pea a juste eu à poser ses beaux décors dessus. Même si je n’ai pas encore tout les tenants et aboutissants de ce jeu, j’aime vraiment beaucoup la dynamique.

On a joué en racontant nos vies – passant du coq à l’âne – on s’est marré, le tout en buvant de la bière. J’ai pu voir ses belles figurines pour le jeu BURROWS AND BADGERS et je dois dire que je me ferais bien une partie un de ces quatre juste pour découvrir ce jeu. Enfin, après une pause déambulatoire entre les tables (il me semble même avoir vu une table/mange debout du dernier pas encore né CONFRONTATION), on s’est attablé à l’heure de l’apéro pour se boire une délicieuse petite absinthe déniché de derrière un fagot, pour discuter encore et encore.

– Déambulation –

Après ce bon moment, en attendant l’heure du démarrage de la partie de WURM, je me balade de table en table avec grâce et volupté, tel un papillon butinant de fleur en fleur. Par manque de batterie, mais surtout parce que je ne me trimbalais pas avec la tablette à chaque instant (je n’ai pas de smartphone… voilà, vous savez tout !), je vous présente quelques photos officielles piquées sur le Facebook de la CONVENTION OCTOGONES. D’ailleurs, si vous souhaitez voir toutes les photos de la Convention c’est le moment d’aller visiter la page pour regarder tout ça : https://www.facebook.com/octogones/

MALIFAUX
ALKEMY
NECROMUNDA

Je papillonne donc, et c’est souvent le bon moment pour discuter, retrouver les copains, rencontrer des joueurs. Pour moi ce fut le cas avec l’équipe de TGCM éditeur du jeu BRISKARS et KHARN AGES ou encore de retrouver Nicoleblond du jeu ALKEMY. D’ailleurs, lors de la rencontre avec Nicoleblond, j’apprends que les JOURNEES FIGURINES ET JEUX de Sartrouvilles (les JFJ pour les intimes !) ne s’organiseront pas en 2020, et ce pour plusieurs raisons principalement liées à la logistique, plus précisément le manque de moyens humains. C’est bien dommage, car les JFJ était aussi un rendez-vous devenu un peu incontournable car on s’y retrouvait entre potes. Peut être que les organisateurs changeront d’avis et que les JFJ s’organiseront bien en 2020.

– Après la balade, le retour au jeu –

L’heure tourne assez vite, et il est temps de s’orienter vers le studio de LA CALE pour la partie de WURM, un JDR bien français du passionnant et passionné Emmanuel ROUDIER (https://roudier-neandertal.blogspot.com/), qui en est aussi l’illustre illustrateur. Je bifurque par la taverne chopper une énième pinte de rousse et file tout droit rejoindre les copains. Je ne rentrerai pas dans les détails de cette partie de WURM mémorable, mais je préciserai juste qu’on s’est bougrement bien marré sur ce petit scénario.

Dans WURM (nom donné à la dernière ère glacière en Europe… sur notre belle Terre qu’il faut en prendre soin !) les joueurs interprètent soit des Néandertaliens soit des Homos Sapiens (Cro-Magnon) dans une époque pas si lointaine que ça, il y 35 000 ans (avant l’an 0). Si l’univers du jeu se veut de relater de véritables sources archéologiques, il intègre toutefois une part de fantastique avec des règles de magie ainsi que tout un bestiaire imaginaire.

Les règles sont archi simples. Il n’y a pas de caractéristique ni de compétence à faire évoluer mais seulement des forces et des faiblesses ainsi que des talents et savoirs secrets obtenus par initiation. A partir de là, yapluka se laissé aller cul nu dans les herbes hautes. Je vous laisse regarder cette petite partie…

La partie fut courte, mais encore une fois on s’est bien marré et c’est pour moi une très belle découverte (tout comme VERMINE d’ailleurs) car je n’y avais jamais joué malgré sa notoriété. Enfin, si on en crois les infos, WURM devrait être réédité chez BLACK BOOK EDITIONS (voici l’info: https://lefix.di6dent.fr/archives/6547).

Enfin, Emmanuel ROUDIER, en homme passionné, est très calé sur la Préhistoire. Est en bon auteur de BD (La Guerre du Feu – Néandertal – …), il retranscrit son savoir à la perfection à travers ses illustrations. Je vous invite à vous procurer ses livres car ils sont une source énorme et utile à la création d’éventuels scénarios ou simplement pour votre culture perso’.

– Le dernier jour, il faut toujours en profiter… mais vite –

Finalement, on ne s’est pas couché trop tard mais ça ne nous a pas empêché de glander un peu en cette matinée dominicale. C’est le dernier jour de la CONVENTION OCTOGONES, il faut en profiter un max’ car ça va vite passer et on reverra les potes seulement dans un an. Donc on en profite tant qu’on peu, mais il faut faire vite.

Pour ce dernier jour, ou plutôt après midi, je décide de passer plus de temps au rez de chaussé. En effet, jusque là, j’ai passé quasiment tout mon temps au premier étage alors qu’il y a tout autant – sinon plus – à découvrir l’étage en dessous. Je vadrouille alors d’allée en allée, d’espaces de jeux en espaces de jeux et je découvre tout un tas de choses qui n’avait pas attiré mon regard, comme ces géniales tables d’escarmouches réalisées en LEGO, idéales pour découvrir ce prisme du monde du jeu; Celui du jeu de figurines. Et là, ce sont des ados qui sont dessus. Et croyez moi ça joue, ça s’amuse et ça rigole (une belle leçon de vie).

Je passe aussi par l’espace BLACK BOOK EDITIONS, en me disant : « tiens ! vas donc chercher tes potes pour jouer au JDR MY LITTLE PONEY. Mais les réservations sont pleines à craquer depuis un bon moment. Dommage, cette partie d’initiation aurait été l’élément déclencheur ou non d’un achat en règle pour ce jeu. Bah ils n’auront pas mes sous du coup 🙂

En continuant mon p’tit bonhomme de ch’min entre LEGO, JDR et jeux vidéo je découvre l’immense espace tournois FFG – c’est d’ailleurs à cette occasion que je retrouve le copain Nicofu – accueillant en même temps du STAR WARS LEGION, du STAR WARS ARMADA, du STAR WARS DESTINY, du STAR WARS ASSAUT SUR L’EMPIRE, du STAR WARS X-WING… mais aussi du KEYFORGE et du L5R, et le tout sous l’intitulé GRAND CHAMPIONSHIP 2019.

J’en connais un qui aurait été ravi d’y être mais, malheureusement, il n’a pas pu avoir sa journée… surement à cause d’un mauvais jet de dés ou d’une flèche perdu… Ou peut être les deux à la fois (il en est capable, j’en suis convaincu).

Et à coté de ce grand espace bigarré on trouve une belle lignée de tables (dont certaines sont vraiment très belles) pour le tournoi officiel INFINITY, une qualif’ pour la coupe du Monde, pour laquelle l’auteur du jeu Gutier LUSQUINOS RODRIGUEZ est présent, et prend même un peu de son temps pour dédicacer la dernière version du livre des règles.

A 17h00, les fûts de bières sont vides et la fin approche à grand pas. Je décide donc de retourner au premier étage pour boucler quelques achats sur l’espace TGCM qui, pour l’occasion exposait la superbe réalisation d’un trébuchet tout aussi beau que fonctionnel. J’aurai adoré jouer dessus… comme d’autres pardi, mais cette table était là en exposition. Donc don’t touch.

J’en profite pour acheter quelques références manquantes pour Briskars, et je m’oriente pour finir, vers la table de démo du jeu ZOMBIE ASOCIAL CLUB qui vient juste d’être primé en jeu expert sur le prix Octogônes. J’avais loupé le financement participatif de ce jeu aussi rigolo que politique. C’est donc pour moi l’occasion d’acheter le jeu final pour lequel j’avais participé à quelques playtest… Et c’est avec chance que j’achète le dernier exemplaire de la Convention.

– La fin justifie les moyens –

Alors que beaucoup de tables de jeux sont encore pleines à craquer, d’autres exposants commencent déjà à plier leur espace. On sent bien que la fin est proche. Elle est même imminente et pourtant ça joue encore. Après mes petites emplettes, je retrouve les copains sur l’espace de LA CALE. Tout est déjà démonté, ça annonce donc l’heure du départ.

Ce week end se termine chez les copains à boire des bières et manger des pizzas. C’est pour moi un week end ludique exceptionnel, qui implique du loot en règle exceptionnel. Et comme une image vaut plus que mille mots, voici mon loot (bon, y’a pas la BD MAUS dessus). Remarquez que j’ai été sage ! J’ai même ramené une X-CARD :).

En quelques chiffres officielles, la CONVENTION OCTOGONES pour ses 10 ans c’est 7 000 visiteurs (+20% de fréquentation), 25 associations, 70 exposants, 380 bénévoles et 10 grands pôles répartis sur 9 000 m², avec des animations de partout (Zone LEGO, Grandeur Nature, ainsi que sur l’ensemble des espaces de jeux), des démos de jeux dans tous les sens, des espaces de jeux libres, une zone de protos, des tournois, des conférences, des boutiques, de la bouffe, de la bière, … Bref ! On arrive même à croiser des célébrités du cru lyonnais dans les allées.

Cette édition est pour moi encore une belle aventure à vivre. J’ai littéralement replongé dans le JDR, et ça me plait beaucoup. Je souhaite qu’une chose, c’est y retourner en 2020. En fait non ! Je souhaite aussi une seconde chose, c’est de pouvoir y retrouver les copains de Vendée, de Bretagne et de région parisienne histoire qu’on se fasse un vrai bon gros week end de ouf. Parce ce que bon… si moi j’arrive à m’extraire du trou du cul de ma Bretagne profonde pour aller à Lyon, y’a pas d’raison que ne puissiez pas y arriver. Donc pour 2020, le seul mot d’ordre pour se rendre sur la CONVENTION OCTOGONES : « On se bouge le derche, et on y va ! ».

Je m’en suis rentré tranquillement le lundi, des souvenirs plein la tête, avec toujours à l’esprit que j’aurai pu jouer beaucoup plus et à pleins de jeux. Mais dans ces bons moments le temps n’est pas plus extensibles.

Merci infiniment aux orga’ et aux bénévoles pour cette belle Convention multi-jeux. Merci beaucoup les copains.

A l’année prochaine.