Derrière ce titre, l’idée est de vous parler de l’intégralité des produits Army Painter. Oui, trop beaucoup comme disait la vietnamienne de Full Metal Jacket, mais on va découper tout ça, pas d’inquiétude.
Army Painter, pour beaucoup, ça se résume à quelques produits « incontournables », comme le Strong Tone, le Magic Super Glue Activator, les sous-couches colorées et autres petits matériels pour le Hobby, mais il y a beaucoup d’autres choses intéressantes…

Mais la gamme est gigantesque. Ayant eu la chance de tester et d’obtenir l’intégralité de leurs produits, nous allons faire un petit tour d’horizon des produits scandinaves.

Eh oui! Comme cette dernière phrase le laissait penser, The Army Painter nous vient tout droit des pays nordiques types Glügeblück.

Note: Je tiens à vous prévenir: cet article est totalement subjectif, mais lorsque j’écris que c’est pas top, c’est parce qu’il y a mieux ailleurs.

Note 2: le retour: je vais ajouter des encarts dans les articles. Bleus pour des trucs et astuces peintures, et jaune pisse pour les autres noms des peintures au sein même de la gamme Army Painter (selon la licence à laquelle le pot a été réattribué).

Note 3: la revanche : Army Painter a sorti des boites de pots de peintures « à licence ». Les voici, avec leur abréviation, pour gagner du temps lorsque je citerai les pots sous leur(s) autre(s) nom(s):
D&D – Rising Sun (RS) – Guild Ball (GB) – Zombicide (version Moderne) (ZM) – Zombicide Black Plague (ZB) – The Others (TO) – Shadows of Brimstone (SoB) – Super Dungeon Explore (SDE).
Notez qu’il y a aussi des boites Kings of War, The Walking Dead, Runewars et même Eden, mais les Warpaints ont le même nom que lorsque vous achetez à l’unité.

Pourquoi vous donner cette information? Tout simplement, parce que ces boites sous licences, ne rencontrent pas forcément le succès attendu, et il n’est pas rare de le trouve en soldes, à prix cassé 😉

Pour cette première partie, nous nous concentrerons sur la peinture. Bon je préviens de suite, ça va être long, mais vous connaissez l’adage : plus c’est long…
ben plus il faut de temps pour lire (z’avez vraiment l’esprit tordu!).

À la base, les Warpaints, oui, c’est comme ça qu’ils appellent leurs pots de peinture les fridebidehu (cf. Les Robin des Bois, pour les amateurs), n’étaient qu’au nombre de 29, auxquels s’ajoutaient 7 washes, shades, appelez ça comme vous voulez : des lavis. Une pincée de 5 pots de peintures métalliques et 1 vernis. Mais par la suite, la société a sorti des peintures supplémentaires, soit, 96 pots couleurs de plus, 3 couleurs métalliques, 4 washes de plus, et une nouvelle gamme: les « Effects » (9 pots, en sachant qu’ils y ont intégré le Vernis sorti initialement).
Oui, ça fait beaucoup…

Les anciens du gaz reconnaîtront aux teintes, ou à leur nom ou aux deux, d’anciennes couleurs Citadel de notre jeunesse. Mais toutes ne sont pas géniales. Oulala, loin de là…

Pour vous faire une idée générale du « comment-qu’il-écrit-celui-là », quand je vous dis que la couleur en question est peu couvrante, disons, qu’elle est moins couvrante qu’une layer de chez Citadel. C’est pas horrible, prenez en compte qu’il vous faudra plus de couches. Par contre quand elle est gluante, là, c’est chaud cacao, parce qu’il vous faudra mélanger très fortement le pot et/ou utiliser la vidéo de Luke APS en bas d’article.

En effet, il y a des peintures, qui s’appliquent très bien tandis que d’autres sont assez catastrophiques. La faute à une séparation des pigments et du liant (certainement de piètre qualité). Ce dernier remontant, et donnant en cas de mauvaise agitation du pot, un liquide gluant digne d’un prépubère s’essayant à emmener popaul au cirque. Évidemment, au vu du prix des pots, bien inférieur aux autres marques, ya pas de secrets, ils doivent gagner des sous ailleurs… De fait, lorsque la peinture est gluante, il est difficile de la diluer, et son application n’en devient que plus compliquée. Le peintre impatient aura tôt fait de surcharger son pinceau, et de rendre une copie assez dégueu…

Bon déjà le conditionnement des pots sous forme de compte-goutte évite le syndrome Citadel : je renverse mon pot, de la peinture se fout dans le couvercle, et que du coup, on s’en met plein les doigts, et le pire : la peinture qui sèche dans le pot! Rien de tout ça chez Army Painter! Pour cette première fournée, citons le Matt White qui ressemblent à un fromage blanc séché pâteux au bout d’un petit moment sans utilisation, qui nous renvoie aux deux meilleurs blancs : celui de Vallejo (70.951), et celui de P3 (Morrow White).
Le noir, Matt Black, est désespérément plat. Idem, retour au noir P3 (Thamar Black), ou Citadel (Abaddon Black – ABBA donne Black?).

Le rouge (c’est la couleur du sang, des indiens : c’est la couleur de la Violence!)

3 rouges dans le set de départ : Pure Red (équivalent du légendaire Blood Red), mais en moins couvrant, c’est pas la fête à la saucisse. Le Dragon Red (grosso modo le Wazdakka Red, ou plutôt l’indispensable Cavalry Red 70.982 de chez Vallejo), un peu plus profond, mais un peu gluant (tiens on pourrait interpréter cette phrase…), et enfin le Chaotic Red, qui est un bordeaux vraiment intéressant, le liant fonctionne bien, et même si la peinture ne couvre pas autant que celle de chez Vallejo, elle est agréable à utiliser.

Astuce peinture :
Petite recette sympatoche refilée par un peintre studio: Chaotic Red, puis Skorne Red (chez P3), puis Khador Red Base (P3), et enfin un rouge orangé de votre choix, ça fait une belle capeline pour aller se poutrer contre les ennemis

Le Pure Red est dispo sous les noms de: Dragon Fire Red (DD), Autumn Red (RS), Redlander Red (GB), Starfire Red (SDE)
Le Dragon Red : Cambion Crimson (DD), Heroes: Saloon Red (SoB).
Enfin, le Chaotic Red est aussi dispo dans le set SoB, sous le nom: Creatures: Crimson Hand Red.

I’m blue da ba dee da ba daa (air connu d’hérétique italien)

6 bleus (ça en fait des coups!). Bon pas tout à fait, puisque j’y ajouté le violet et le turquoise (ya un peu plus je laisse?)
Donc le plus sympa, d’ailleurs l’un des pots AP que j’utilise le plus, c’est le Crystal Blue. il se trouve que ce pot est la réincarnation de l’Enchanted Blue de ma jeunesse, appelez ça une madeleine de Proust si vous voulez, mais toujours est-il que la consistance de la peinture est excellente, et son éclat est niquel.
Ultramarine Blue : ai-je besoin de vous expliquer? c’est la même chose que les anciens pots Citadel.
Deep Blue : Même si nom pourrait vous faire penser à un film érotique M6 du dimanche soir il y a longtemps, ah ben non, c’est pareil, c’est gluant, ça ne couvre pas des masses, on fait dans le transparent, on y va jamais à fond…
Electric Blue : Alors j’étais tenté de vous citer la guimauve 80’s de Icehouse (faites une recherche youtube, et délectez-vous des nuques longues, je préférerais rester sur le titre d’Arcade Fire, correspondant plus à ce pot : couvrant, uniforme, sympatoche, mais plat, limite terne en fait. On aime ou on n’aime pas. À utiliser pour les highlights ou comme glacis…
Le Hydra Turquoise est l’ancien Hawk Turquoise de Citadel. Couleur couvrante, bien pigmentée. Très bon (si on aime le turquoise).
Enfin, l’Alien Purple, est le nom déguisé du Genestealer Purple, pareil, le même. niquel, j’ai pas fini mon Space Hulk V1…

Le Crystal Blue est dipso dans le pack D&D, sous le nom de Frost Blue. L’ultramrine blue sous le nom de Kraken Blue (D&D), et le Deep Blue, en tant que Heroes: Portal Blue (SoB). L’Alien Purple est quant à lui dispo dans le pack RS sous le nom de Lotus Purple.

Un p’tit jaune, et une orange pressée pour le gamin

Plusieurs jaunes présents, le premier, le pire jaune de toute la création des jaunes : le Daemonic Yellow, grosso modo, c’est gluant, transparent, c’est pas pigmenté pour un sous, faut secouer le pot pendant des heures, pour obtenir un début de truc pas génial. Là franchement, passez votre chemin, dirigez vers les issues de secours type Vallejo, P3, Scale 75. En fait, disons-le tout net : cette couleur est désastreuse.
Second jaune: le Desert Yellow. Excellente couleur qui est en réalité un jaune sable. Je l’utilisais pour tous mes socles post-apo-mad-max-vroumvroum (voir la ref. Vallejo ci-après). Indispensable, mais s’il peut être un peu gluant… Compliqué de s’en servir pour faire du brossage à sec. Vous pourriez peut-être préférer le Desert Yellow de Vallejo 70.977 (quoiqu’un peu plus foncé).
Alors oui, je sais, c’est pas tout à fait un jaune, mais je fais ce que je veux : le Skeleton Bone. Plus chaud que son équivalent citadel, et plutôt efficace. Mais attention, c’est comme l’orangina, faut bien secouer, sinon la pulpe elle reste en bas.
Terminons avec le Lava Orange, qui est un orange bien pétant, et qui est, ben pas terrible… gluant, peu couvrant, c’est pas un pot de référence… Dirigez-vous plutôt vers le Heavy Orange (72.152), de Vallejo Game Color pour une couvrance -j’aime les néologismes- idéale).

Le pitoyable Daemonic Yellow est aussi dispo dans le pack DD sous le nom Angel Yellow, mais aussi sous les noms de Old Jake’s (GB), Creatures: Cynder Yellow (SoB), et Fireflow Yellow (SDE). Le Lava orange est aussi le Rust Monster (DD), et le Creatures: Molten Orange (SoB). Le desert Yellow porte le même nom dans le pack Heroes de SoB, tout comme le Skeleton Bone dans le pack D&D. Toujours le Skeleton Bone, également dispo sous le nom de Zombie Skin (ZM) (euuuh d’accord), ou encore en tant que Creatures: Fang Bone (SoB).

L’écologie, passons aux verts.

Pas moins de 5 verts (attention la cuite!). Je suis un fou, je commence par le meilleur : le Necrotic Flesh, qui est en fait le Rotting Flesh d’antan. Couleur indispensable, couvrante comme il faut, pas gluante, c’est du tout bon (pas jacques hein).

Passons au Goblin Green, qui vous rappellera les tours de socles GW des années 90, couvrant, liquide mais pas trop, très bien.
Greenskin, aïe aïe aïe. Peu couvrant, un peu gluant (quoique pour de la peau verte…), mieux vaut son équivalent Vallejo Game Color Sick Green (72.029).

Reste l’Army Green, très sympa, à mi-chemin entre un Loren Forest de Citadel et un Camouflage Green Vallejo Game Color (72.031). Bien couvrante, agréable à utiliser.

Et enfin, l’Angel Green, ersatz de Dark Angel Green, bien gluant, pas couvrant pour un sou (ni pour deux d’ailleurs).

Le Necrotic Flesh est également disponible dans le pack Zombicide sous le nom Plague Skin, et dans le pack D&D, sous le nom Zombie Flesh. Le Goblin Green est dispo sous le nom Treant Green (D&D), le Greenskin, sous le nom de Feywild Emerald (D&D), Creatures: Serpent Skin (Shadows Of Brimstone), ou encore Kodoma Green (Super Dungeon Explore).
L’Angel Green : Troll Skin (D&D), et Creatures Skin: Jargono Green (SoB)

Les p’tits gris

3 gris. Oui je mets ça, mais dedans on a le Wolf Grey. Et il s’agit en réalité du Shadow Grey. Couvrant à souhait, bonne ref.
Puis deux (vrais) gris : Le Uniform Grey et le Ash Grey, qui correspondent respectivement au Dawnstone (limite mechanimachin grey), et Administratruc Grey (je sais pas ce qu’ils fument chez GW au moment de nommer les peintures, mais bordel, j’en veux et j’en fais une culture dès demain !!). Deux couleurs très agréables, couvrantes juste ce qu’il faut (ni trop transparente, ni trop épaisse), parfaites pour les highlights. Je dois reconnaître que je me sers de ces pots, et même si j’ai tous les pots Army Painter, il n’y en a que très peu qui passent sous mes pinceaux… c’est dire!

L’Ash Grey est aussi dispo sous le nom de Orc Skin (D&D), et le Wolf Grey sous le nom de Ethereal Blue dans le pack D&D, et sous le même nom dans le pack ZBP.

-Qu’est-ce qui est petit et marron?
-Un marron?
-‘Tain il est fort ce con!

Nous arrivons aux couleurs qui sont les plus utiles de chez Army Painter (des pots « de base ») : les marrons. 4 Marrons, pas moins que ça!
Le Oak Brown, qui est un marron rougeoyant, ressemblant dans une version plus dark du Beasty Brown Vallejo (Mournfang Brown pour les ayatollahs de chez Citadel). Pas super couvrante, mais la couleur est diablement efficace pour le bois, bon en même temps oak, ça veut dire Chêne….
Le Fur Brown, qui est, si j’en crois son nom, destiné aux fourrures. Alors, je sais, peut-être qu’en Norvégie, en Suèdie, les animaux ont des fourrures de cette couleur, mais chez nous, pas tellement… Un chat qu’on aurait maltraité peut-être (n’oubliez pas le CCT des Nuls!), mais franchement, je m’en sers comme base de socle pour mes socles Post-Apo, sur lequel je viens placer du Agrellan Earth (le bordel à craquelures de chez Citadel). Trop rouge pour être du marron, et assez épais, mais regardez plutôt :

Restent les deux marrons totalement complémentaires, le Leather Brown et le Monster Brown. Même s’il y a des centaines de façons de les utiliser, j’ai découvert que le Monster Brown faisait un bel éclairci du Leather Brown. Même si ce dernier n’est pas très couvrant (et peu gluant même), ce sont de relativement bonnes couleurs. Vous pouvez tout aussi bien passer par la case P3 avec le dyptique Bootstrap Leather / Beast Hide qui ont la même complémentarité.

Leather Brown : Bugbear Brown (D&D), Pigskin Brown (GB), même nom dans ZBP, et Creatures: Leather Brown (SoB). Le Monster Brown s’appelle Minotaur Hide dans le pack D&D), tandis que le Oak Brown est nommé Creatures: Dark Flesh (SoB).

Le bronzage… attention, quand t’es rouge t’es cuit!

Deux teintes seulement pour la peau : Barbarian Flesh (comprendre un mec qui se balade avec un machin poilu en guise de slip (un indice: ce n’est pas Raf). Moyennement couvrant, et assez orange. Je l’utilise comme base, puis après passage d’un lavis Carroburg Crimson, et éclaircissement, me donne des mutants Deadzone du plus bel effet!
Et le Tanned Flesh, qui est une couleur de peau « hybride », disons que c’est la couleur du mec buriné par le soleil. Je ne l’utilise que comme base (voir recette express Warlord ci-dessous). Pas géniale, parce qu’un peu gluante et peu couvrante, mais ça fait le taf en deux trois passages.

Recette express (piquée à Warlord comme un voleur de poules):
Une base de Tanned Flesh, un lavis Strong Tone, éclaircissement à l’aide d’un mélange de Tanned Flesh et de Basic Skintone de Vallejo (70.815). Et un second Highlight avec du basic skintone pur.
Si vous voulez votre pitou pale comme un cul, faites un troisième highlight au Pale Flesh de Vallejo Game Color (72.003)

Le Barbarian Flesh, comme il fallait s’en douter est dipo dns plusieurs sets, comme celui de D&D (Flumph Skin – nan mais qui trouve les noms!?!), GB (Castellyian Tan). Aussi dispo dans le set de peinture ZM Survivor paints, sous le nom de … Survivor Skin, sous le Claw Tribe Flesh (SdE), et sous le nom de Heroes: Light Flesh (SoB).
Le Tanned Flesh est aussi dispo sous le nom de Ruddy Skin (D&D), ou sous le même nom dans le set RS.

\m/ Heavy Métaaaaaal !!!!

Allez, on se met un bon Ministry, et au passe au Métal indus!
5 pots : 3 gris, 1 or, et 1 bronze (je vous vois venir).
Les trois gris sont excellents, bien fins, pas pâteux comme ça arrive chez d’autres (le Pig Iron et le Cold Steel de chez P3 par exemple). Leurs noms vous rappelleront ceux d’antiques références Citadel : Shining Silver, PlateMail Metal, Gun Metal, respectivement les Mithril Silver (runefang maintenant), Chainmail (Ironbreaker de nos jours), et BoltGun (Leadbelcher désormais).
Excellents gris métal.

L’or, nommé Greedy Gold, est, comme la majorité des pots de couleurs dorées : peu couvrantes, mais bon on est habitués maintenant… Ya que Citadel qui a réussi à faire un Or qui tue. Le Weapon Bronze n’est pas très couvrant non plus, mais la couleur est très sympa. En plusieurs passages, ça le fait.
Bref, le métal c’est connu chez les Vikings, c’est les courses d’Omar Sharif, c’est leur grande passion! Et ça se sent, parce que leurs Warpaints sont excellents! Je reviens sur le Boltgun Métal, qui est plus fluide que le Leadbelcher, mais plus couvrant également!
Un cran en dessous des AK-Interactive Xtreme Metal, qui sont les meilleures peintures métalliques que j’ai pu me procurer (attention, ce ne sont pas des acryliques), mais les couleurs métalliques Army Painter sont excellentes.

Le Shining Silver peut être trouvé sous les noms suivants: Silver Dragon (D&D), Trophy Silver (GB). Le Platemail Metal quant à lui existe sous les noms de : Mithral Silver (D&D), Katana Metal (RS), Veterans Plate (GB), Claymore Blade (ZBP) et Goddess Silver (SdE).
Le Gun Metal : Machinegun Metal (ZM), et Heroes: Pistol Metal (SoB).
Le Greedy Gold est aussi dispo sous le nom de Loot Gold (SoB), le Weapon Bronze : Dwarven Bronze (D&D), et FF: Statue Bronze (SoB).

Faut toujours un peu de jus…

Terminons (presque) ce premier article avec les jus, lavis, shade, washes, tone, bref, les machins que quand tu les appliques ça coule dans les creux.
On commence par les deux best-sellers-indispensables, j’ai nommé le Dark Tone, et le Strong Tone. Respectivement, un truc s’approchant du Nuln Oil, et du Agrax earthtruc de chez Citadel.
Certains reprocheront le côté gluant des lavis de chez Army Painter, mais je trouve que pour le coup, c’est justement ce qui fait leur force. Car plus qu’un lavis, ces « tones » vont légèrement teinter vos couleurs. Et si vraiment, c’est pas votre came, une petite d’eau, ou de médium, et l’affaire est faite.
Un autres lavis intéressant est le Soft Tone qui comme son nom l’indique, va être une version plus douce du strong. Moins foncée, ça peut être utile. Puis viennent les autres, moins puissants que chez d’autres fabricants, mais intéressants : Le Green Tone, le Blue Tone, le Red Tone, et le Purple Tone (qui sert plus que l’on ne croit au final).
De fait, de par leur consistance pouvant être déroutante, je vous conseillerai d’essayer un strong tone ou un dark tone et de vous faire votre idée.
Pour ma part, je les dilue souvent au médium, pour les « attendrir ».

Là aussi, divers noms: le strong tone devenant Brown Wash (D&D), True Grit (GB), ou e core Deep Shader (ZBP).
Le Dark Tone devient Shadow Wash (D&D), Survivor Shader (ZM), ou encore Glauerdoom Shade (SdE).
Le Red Tone devient Jumpsuit Shader (ZM), le Green Tone devient Plague Shader (ZBP), et le Purple Tone devient Toxic Shader (ZM).

Faut vernir !!

Ben oui, on vous a jamais expliqué? Le vernis est important, ne serait-ce que pour éviter ce fameux éclat que l’on obtient sur les cornes que l’on a mis des heures à peindre suite à une chute fortuite… Et pour cela, Army Painter avait sorti un pot de vernis Mat, plutôt efficace, mais moins bien que sa version aérosol :

C’est d’la Bombe

Army Painter a bien pensé son coup. Car non seulement il sortait une gamme plutôt potable de couleurs, ils sortaient en même temps pas moins de 23 bombes aérosols !!
22 couleurs et le vernis Anti-Shine (qui a été sorti pour une raison bien précise, mais j’en reparlerai plus tard).
Du coup, ces 22 bombes, sont des versions aérosols des couleurs disponibles en pot, et c’est 100% Match !! Ces bombes sont : Matt Black, Matt White, Leather Brown, Army Green, Pure Red, Dragon Red, Chaotic Red, Barbarian Flesh, Platemail Metal, Gun Metal, Uniform Grey, Desert Yellow, Skeleton Bone (un miracle moderne pour les tout secs!), Greenskin, Daemonic Yellow, Fur Brown, Cystal Blue, Alien Purple, Angel Green, Wolf Grey, Ultramarine Blue, et Goblin Green. Nul besoin de vous préciser qu’avec ces bombes, Army Painter veut marcher sur les plates-bandes de GW…
Ces aérosols sont bons, mais (oui il y a toujours un mais), il y a des choses à savoir sur leur utilisation.

1-Elles puent l’enfer ! Faites pas ça dans la chambre de mamie, sauf si vous la détestez.
2- Lorsque vous ouvrez une bombe neuve, agitez-la 2 minutes complètes, sans ça, vous allez sortir du gaz sans peinture, ou pire l’inverse (et votre buse se bouchera)!
3-À la différence des aérosols GW, il faut s’approcher de votre figurine. La distance recommandée par Army Painter est de 20cm ou plus proche, sinon, vous allez avoir un résultat granuleux, vraiment hideux. Mais vraiment hein, je dis pas ça pour vous les briser. On voit souvent passer sur nos fils d’actu FB des figs sous-couchées granuleuses. Les mecs gueulent: « oui-eu tout ça-euuuu, Army Painter c’est pourri. Non, non, utilise bien le produit, ça suffira.
4-La peinture contenue dans la bombe est assez épaisse, et peut boucher la buse de l’aérosol! Du coup, une fois la sous-couche terminée, on retourne sa bombe, et on fait deux-trois pschitt (orange ou citron le pschitt – pour les anciens), pour « nettoyer » la capsule et voilà.
5-Le vernis ne s’utilise pas de la même façon ! Ben oui c’était trop simple… Pour le vernis, ça devient coton, d’autant qu’on a TOUS eu le coup de la figurine qui blanchit quand on l’asperge de vernis. Pour celui d’Army Painter, il y a deux-trois écueils à éviter :
– Vaporiser à 30cm voire plus de la fig. En fait c’est le nuage de vernis vaporisé qui se déposera sur votre figurine, et pas le jet/spray.
– Ne pas vernir par temps humide (première cause de fig blanchie)
– Ne pas vernir par temps froid (voir ci-dessus).
Autant vous dire que je n’ai jamais été aussi heureux d’avoir quitté le Ch’Nord… Quoique Paris c’est pas beaucoup mieux… Merde.
En suivant ces conseils, il y a peu de chances que vous ayez des figs toutes blanches, surtout si vous agitez bien votre vernis avant de vous en servir.

La gamme de départ d’Army Painter est bien. Pas un truc de foufou, car les pressés ne pourront pas obtenir un bel effet en une ou deux couches pour certaines couleurs (même épaisses parfois!). Donc, les anciens du gaz pourraient être intéressés par cette gamme, car ils seront plus habitués à passer de nombreuses couches fines. Pour les débutants, en sélectionnant soigneusement vos pots, vous pourrez combiner les peintures Army Painter avec d’autres marques…

Aparté: Ne faites pas les innocents. Lorsque vous voulez peindre vite, votre dernière boite de jeu, sans trop vous prendre la tête, savoir que votre couleur va couvrir en une couche (voire deux) est assez plaisant. Avec Army Painter, il faudra plus de couches. Fin de l’aparté.

Nous arrivons à la fin de cet article. Ne manquez pas notre prochain épisode où Jeanine, follement attirée par Steve… Pardon, je m’emporte, on causera matos pour le Zhobby (la mouche!), avec du poil, du métal, de belles touffes, et d’autres choses hautement sensuelles…
Stay tuned mates!

Ah non ! Pour celles et ceux qui voudraient obtenir le meilleur de leurs pots, je ne saurais que trop vous conseiller de vous acheter un « nail pot shaker », c’est un agitateur à pot de verni à ongles. Ça coûte une quinzaine d’euros, et ça évite de vous refiler une tendinite en agitant les pots… Le pots se coince avec une languette en caoutchouc, on appuie, brrrrrrrrrr, et paf, c’est mélangé!

Vous avez aussi la possibilité d’ajouter des billes de métal (Army Painter en distribue depuis peu), et/ou de suivre les conseils prodigués par cette vidéo du très sympathique Luke APS:

C’coup là c’est fini !