Je vais résumer et je vais être clair, j’adore la SF, l’espace et l’exploration spatiale .. alors les jeux qui y font référence ben je krake. Celui-là ça fait un moment que je lorgne dessus mais plusieurs raisons ont retenus mon achat. Déjà en anglais et ce même si perso ça ne me freine pas, ça va freiner mes futurs partenaires. Vous rajoutez à ça que le jeu à quand même pas mal de termes techniques sur l’exploration spatiale et les mécaniques, innovations utilisées. Que le jeu est noté 4.75/5 en difficulté sur BGG … y’a de quoi faire peur en temps normal .. alors en VO vous imaginez !!!

Et là il y a un kickstarter qui sort pour la V4 du jeu et comble de bonheur un éditeur à décidé de se lancer dans la VF du jeu !!! Vous imaginez bien que j’ai pas trop hésité !!!

Alors je préviens de suite, ce qui va suivre n’est pas de moi, non c’est le dossier de presse de l’éditeur qui va faire la VF. Oui grosse feignasse là dessus je l’avoue mais franchement c’est bien fait, ça explique les mécanique et le reste donc je ne vois pas pourquoi je me priverais de copier le contenu surtout que c’est fait « pour » !!
Bon ça ne va pas m’empêcher de rajouter deux ou trois trucs derrière, mais je tenais à vous prévenir histoire d’être honnête avec vous !!

High Frontier, plus qu’un jeu

High frontier est un jeu de Phil Eklund, ingénieur en astronautique de son état. Le jeu a connu 3 éditions/versions depuis 2010, et paraît maintenant dans une version ultime.

L’objet du jeu est de simuler les débuts de l’expansion de l’humanité dans le système solaire. C’est bien une simulation, donc basée sur les principes de la mécanique céleste, les technologies émergentes, etc., mais pour autant, c’est un jeu très accessible et qui crée des histoires d’autant plus fascinantes qu’elles sont ancrées dans la réalité.

500 Nuances de geek (500NDG), éditeur associatif spécialisé dans les causes improbables de l’imaginaire, a décidé de proposer une VF durant le financement de la vO sur Kickstarter, qui se termine mi novembre. C’est inhabituel pour ce type de jeux, mais nous pensons que son caractère hors-norme justifie qu’il puisse pénétrer dans les foyers de bien plus de personnes, joueurs ou non, passionnées d’espace et/ou de science fiction.

Si vous souhaitez soutenir cette initiative en faisant connaître le jeu, voici les liens de référence et, ci-dessous, une description des mécanismes du jeu.

https://www.500nuancesdegeek.fr/high-frontier-4-all/ (résumé et lien vers la campagne de financement)

https://boardgamegeek.com/boardgame/172737/high-frontier-third-edition (La 3e édition sur Boardgamegeek)

Le jeu en bref : un petit tour dans l’espace

Quitter le berceau…

Chaque joueur incarne une agence ou forme politico-sociale (Capitalisme libertaire pour la NASA, Démocratie sociale pour l’ESA, etc.) et possède un équipage et un module de base. 

Le but du jeu est d’être le premier à posséder le plus d’usines d’exploitation des ressources spatiales.

La première étape, sur terre, est de constituer son vaisseau. Plusieurs choix difficiles se posent : votre vaisseau peut embarquer différents types de moteurs, une usine prête à être débarquée et un équipement de prospection plus ou moins efficace. 

Sans parler du carburant embarqué.

Au plus vous passez de temps à charger ou équiper votre vaisseau, au plus vous risquez d’être distancé par vos concurrents. De plus, un vaisseau plus lourd est plus coûteux à envoyer en orbite… et va donc prendre également plus de temps.

Vous allez donc faire des choix entre enchérir pour des cartes technologie, les revendre pour financer votre mise en orbite, y renoncer pour percevoir vos revenus… jusqu’à ce que le jour de la mise en orbite arrive.

3 – 2 -1… 

Un vaisseau prêt à décoller

Ca y est, je suis en LEO (Low Earth Orbit, orbite basse terrestre) !! 

Une fois votre vaisseau en orbite, vous pouvez viser le corps céleste que vous avez prévu d’exploiter. Là, il faut espérer que vous avez bien fait vos calculs.

Votre poussée va être donnée par le diagramme de moteur, qui prend en compte votre technologie embarquée, le poids de votre engin, le carburant (et donc encore plus de poids) et quelques autres modificateurs. Cette poussée vous donne le nombre de “burn” (points indiqués sur chaque orbite) que vous allez pouvoir franchir en un tour.

Évidemment, on ne se déplace que sur les orbites tracées sur le plateau. Pas question d’aller en ligne droite. il est possible de changer de trajectoire sur les points Lagrange sans dépenser de carburant, mais sur les points Hohmann, votre vaisseau devra faire une correction de poussée, ce qui va vous coûter du carburant (à moins de commencer sur un de ces points au début du tour).

Tout cela avec des moteurs bien classiques, alimentés en eau (grâce à l’électrolyse). Pourquoi l’eau ? Parce qu’il y en a beaucoup dans l’espace (sur de nombreux astéroïdes, par exemple). Et parce que, accessoirement, ça sert à faire vivre l’équipage (idem, en fournissant eau et oxygène).

Mais il va falloir gérer votre carburant avec précaution. Ça serait bête de se poser quelque part pour se rendre compte qu’on ne peut plus en repartir en raison d’un calcul foireux (ou juste une partie du vaisseau, c’est du vécu).

Il existe des alternatives, comme les voiles solaires, qui bénéficient d’un carburant illimité, mais ne permettent pas d’atterrissage, ne fournissent pas une grande poussée et évidemment, fonctionnent d’autant mieux que l’on s’approche du soleil.

À long terme, vous pouvez développer des technologies plus efficaces, mais cela nécessite justement de créer des usines, soit pour développer des technologies en micro-gravité, soit parce qu’il n’est pas question de faire marcher un truc pareil sur terre (comme les moteurs atomiques)…

Dans l’espace, personne ne vous entendra hurler maman

Puisqu’on en est à l’atterrissage : il ne suffit donc pas d’atterrir, il faut aussi pouvoir redécoller. Atterrir sur un petit corps, du genre astéroïde, nécessite peu de poussée et de carburant en raison de la faible gravité, pour se poser comme pour repartir (d’autant plus que votre engin transporte du matériel lourd, ce qui est le but). Mais la lune, par exemple, c’est une autre paire de manches. Quant aux planètes et lunes possédant une atmosphère, c’est la roulette russe à chaque fois a (avec une balle dans le barillet, une chance sur 6).  À moins que l’échec ne soit pas une option, et que vous décidiez de consacrer de précieuses ressources en eau à la vérification avec Ground Control.

Bref, il y a de nombreuses manières de mourir dans l’espace. Mentionnons entre autres les éruptions solaires, dès que vous sortez de la ceinture de Van Allen ou d’un champ magnétique planétaire. Là aussi, elles sont imprévisibles et bien sûr beaucoup plus grave si votre vaisseau n’est pas protégé ou se balade près du soleil.

J’ai mis le pied, maintenant je fais quoi ?

Jusqu’ici, tout va bien. Vos calculs sont bons, vous avez atterri. Maintenant, tout dépend de votre but, mais que vous soyez à court de carburant ou que vous souhaitiez installer une usine, vous devez prospecter. Donc soit vous avez embarqué un module ISRU avec vous… soit vous devez faire avec votre module de base (genre capsule). Évidemment, les chances de trouver quelque chose ne sont pas les mêmes. Il faut que votre ISRU soit inférieur au nombre de gouttes sur le site (les ressources hydriques locales). Ensuite, vous devez faire moins avec un dé à six faces

Réussi ? 

Si votre objectif était juste de faire le plein, vous pouvez recharger un certain nombre de réservoirs d’eau par tour, puis reprendre votre chemin…

Si vous avez l’intention de construire une usine, il vous faut “décommissionner” (démonter) l’engin de prospection (la carte ISRU) et une Robonaute (une autre carte) que vous avez embarqués,  pour créer une usine.

Évidemment, si vous êtes venu avec un engin léger et que vous n’avez fait que la prospection, il vous faudra peut-être lancer une autre mission sur terre avec le robonaute manquant pour l’acheminer et créer une usine (ce qui prend du temps et de l’argent pour en assembler) ou renvoyer votre vaisseau en LEO en chercher un….

À noter qu’il existe différents types d’ISRU. Les buggys peuvent par exemple poursuivre les recherches (ou se rendre sur d’autres sites, si on est sur une planète), et les ISRU orbitaux peuvent scanner au laser, depuis l’orbite. Pratique pour prospecter des astéroïdes contigus, en un seul tour, sans même se poser.

Bon, j’ai une usine, ça fait quoi ?

Vos cartes technologies ont deux côtés, un blanc, qui peut être construit sur Terre, et un côté noir, qui ne peut être développé que dans l’espace, en microgravité. Maintenant, vous pouvez élaborer cette technologie (enfin, si le type de ressource présent sur le site est adapté : il y en a 4). Des voiles solaires plus puissantes, des moteurs toujours plus perfectionnés, toutes choses qui vous permettent d’aller plus vite, plus loin, moins cher.

Lorsque vous avez produit ces technologies, vous pouvez les expédier par cargo (une barge lente sans moteur) vers l’orbite terrestre ou vers d’autres sites vers lesquels vous vous dirigez. Cette base vous permet aussi de faciliter le redécollage de vos engins sans dépenser autant de carburant.

Mais ce n’est pas fini. Vous pouvez aussi “décommissionner” votre équipage pour créer une colonie auprès de votre usine. Oui, c’est le début de la colonisation de l’espace. Le futur arrive…

Le futur, ça ressemble à quoi ?

Ce sera à vous de le dire. Ce que vous avez là, ce sont les bases du jeu (résumées). Au fur et à mesure que vous progressez dans l’espace (et que vous rajoutez des modules) le système solaire va changer de visage. Les géantes gazeuses et leurs richesses seront atteintes et de nombreuses colonies, toujours plus grandes, développeront une activité intense, de moins en moins dépendante de la Terre. Un gouvernement du système solaire va émerger pour arbitrer les conflits commerciaux et armés, car chaque “agence”, chaque “civilisation” humaine ne porte pas les mêmes valeurs ni la même vision.

https://boardgamegeek.com/image/3481308/high-frontier-third-edition

500 nuances de geek, vers l’infini et au-delà

500 nuances de geek (500NDG) est un éditeur associatif créé en 2011 qui se consacre à l’exploration des confins des cultures de l’imaginaire, à travers le jeu et la littérature, notamment.

Pour atteindre ces endroits reculés où la main de l’économie marchande traditionnelle n’a jamais mis le pied,  500NDG fait une large place à l’économie collaborative, au crowdfunding récurrent, aux partenariats, et tous autres assemblages qui permettent de mobiliser les énergies de la geek-o-sphere planétaire.

Vous l’avez compris, c’est du lourd, ça va faire un moment que je vois des photo de parties de ce jeu, et ça me donne envie (cherchez pas j’ai des envies particulières !!).

Après je vais être un peu plus terre a terre mais les SG ben en fait … ce sont des faux SG en fait !! Pour s’en convaincre suffit d’aller voir un open the box de la V3 :

Et donc quand on nous dit que la qualité de tel ou tel élément est épaissis (passage du plateau en 2mm, etc etc), des tokens améliorés et le reste ben … c’est ce qui a été fait en V3 non ??? Idem le plateau va faire 90x60cm sur la v4 alors que celui de la V3 est sur un double plateau pour un total de 122×91 cm !!!

Alors je pinaille heing !! Parce qu’un plateau de 122×91 faut une double table ikea pour le poser, sans parler des plateaux des joueurs et le reste. Donc je me dis que certains doivent quand même dire merci de réduire la voilure !! Et surtout c’est en VF !! alors attention, pas tout, ou plutôt si mais sous certaines conditions. Bref les SG ne seront pas traduits si il y a moins de 250 backers VF … on est à 188 … et là vous venez de comprendre pourquoi j’essaye de vous entraîner dans l’aventure ;D

En tout cas si vous aimez les jeux de gestion hard core, la conquête spatiale, de vous sortir les doigts et faire fonctionner vos petites cellules grises  .. c’est le moment de prouver que vous êtes un vrai kubenbiste extrémiste !! Oui pas un plataliste familial a la petite semaine 😀 (bon on vous aime bien aussi heing 😛 )

Voilà c’était juste pour vous présenter dans quoi je me suis embarqué, et pour éviter à certains de passer a coté. Donc comme dirait Arnaud, levez les yeux au ciel et soyez astronogeek !! (allez vois cette chaîne c’est juste du bonheur !!)

@+ et bon jeu !!